Carnet de route

Rencontre franco-espagnole automne 2016

Sortie :  Rencontre avec Les Montaneros de Barbatro du 29/10/2016

Le 29/10/2016 par charles CASTELLAZZO

XIXème rencontre franco-espagnole CAF de Tarbes/Montañeros  de Barbastro 29 et 30/10/2016

Fidèles à la tradition des rendez-vous bisannuels entre nos deux clubs, nous arrivons, le samedi 29 en milieu de matinée, à Bénasque, où nous sommes accueillis par nos amis espagnols du club des Montañeros de Barbastro et par un beau soleil, tous également bienvenus après les froidures matinales. Catherine Decours, petite fille de Raymond d'Espouy, nous fait le grand plaisir de se joindre à nous pour cette journée. Après les effusions des retrouvailles, notre groupe prend le chemin du circuit des 3 barrancos (des 3 ravins), bordé de buis, qui s'élève à l'ouest du village sur des terrassements en pierres sèches, puis parcourt le flanc de la montagne en franchissant successivement trois torrents. Il nous offre bientôt de splendides vues sur Bénasque, avec ses hautes bâtisses serrées en demi-cercle autour du centre historique, et au-delà sur Cerler et le pic du même nom. Nous bénéficions d'une température estivale et nos yeux se régalent du spectacle des ors et rouges  des feuillages d'automne.

Après la descente sur Bénasque, nous faisons halte au village d'Anciles (Ansils en dialecte local), remarquable par son ensemble de maisons construites aux XVIème et XVIIème siècles et ayant appartenu à des familles nobles dont nous pouvons voir les armoiries sculptées dans la pierre sur les façades. Chaque porte  est une œuvre d'art unique : encadrement en marbre, fronton triangulaire à l'antique, panneaux de bois sculptés et heurtoirs en fer forgé, qui témoignent, ainsi que l'architecture des constructions, de la richesse et du savoir-faire d'une époque. 

A Eristé où nous sommes logés à l'hôtel des Trois Pics (une adresse à retenir), nous prenons notre casse-croûte, agrémenté par la soupe de la maison et  de  délicieuses saucisses grillées de Graus.

L'après-midi nous remontons la vallée de l'Esera jusqu'à l'Hospital de Bénasque. Un musée aménagé dans l'hôtel actuel retrace l'histoire du lieu depuis la fondation du premier hospice au Moyen-Age, et ceci en parallèle avec l'Hospice de France côté Luchon, puisque les 2 vallées aragonaise et française ont toujours entretenu des liens très forts. Lieux de halte et de réconfort sur la traversée par les cols de montagne pour les pèlerins, les colporteurs, les contrebandiers, les bergers, les chasseurs... puis les pyrénéistes et les touristes. La bibliothèque de la Fondation de l'Hospital de Bénasque regroupe plus de 6600 ouvrages, des cartes géographiques, une collection de cartes postales, des photos et divers documents, provenant des deux côtés des Pyrénées, et son directeur qui en parle avec passion insiste sur la vocation universaliste du lieu. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Bénasque : certains, ne craignant pas les toiles d'araignée, se laissent tenter par un verre au Rabason, le plus ancien bar du village, tandis que d'autres se lancent dans les ruelles  à la découverte du vieux village : palais des comtes de Ribagorza, Casa Juste, église...

A Eristé, se joint à nous pour le dîner un groupe de grimpeurs du CAF de Tarbes qui sont venus vivre leur passion dans le secteur. La soirée se déroule dans une ambiance très conviviale. Au nom du CAF, Natacha Allayrangue et Serge Dulout offrent à chacun des  deux présidents, José Masgrau pour le club des Montañeros de Barbastro et Luis Masgrau pour la Fédération Aragonaise de la Montagne, un beau livre de photos des cirques et canyons du Parc National Gavarnie Mont-Perdu tandis que chacun de nous reçoit de la part de nos amis espagnols un porte-cartes bien pratique pour le sac à dos. Et la soirée se termine en chansons comme il se doit.

Dimanche notre destination est le Pic Cerler au départ de la station de ski de l'Ampriu. Après les gelées matinales nous apprécions les premières caresses du soleil qui va se montrer encore très généreux. La trace est raide pour atteindre le col mais la récompense est là avec un superbe panorama sur le Massif des Posets et le Cotiella ; il reste à gravir la pente pierreuse vers le sommet qui culmine à 2406 m et où nous attend une vue à 360° sur les 3 plus hauts  3000 des Pyrénées : l'Aneto (et la Maladeta), les Posets, et le Mont-Perdu qui pointe le bout de son nez ! Du côté du Cotiella nous pouvons aussi apercevoir le Pic d'Espouy . Quel régal !

Un repas à l'hôtel nous réunit avant le départ de nos amis espagnols, que nous saluons avec la promesse de se revoir en Avril.

Lundi ce sera de nouveau sous un ciel bleu et une lumière de rêve que les plus chanceux, qui ont pu prolonger le séjour, montent vers le Forau d'Aiguallut (ou Trou du Toro), énorme excavation où disparaissent les eaux de la Garonne provenant du glacier de l'Aneto et qui réapparaissent dans le val d'Aran. Au-dessus de nous les Pics de Sauvegarde et de la Mine encadrent le Port de Vénasque. Les couleurs des arbres et le scintillement des eaux des cascades sont un ravissement. Les Espagnols bénéficiant de quatre jours de congé, les promeneurs affluent en famille. Nous prendrons le temps d'une pause pour admirer la vue sur le glacier et le sommet de l'Aneto, avant de redescendre pour un dernier pique-nique. Retour par Ainsa et le tunnel de Bielsa, avec encore des vues exceptionnelles sur le Turbon, puis la Peña Montañesa, et enfin le Mont-Perdu et le cirque...

Une fois de plus nous avons vécu une rencontre chaleureuse, cheminé dans des décors de rêve et fait des découvertes passionnantes, dans une ambiance d'amitié et de partage.

Merci à nos hôtes, merci aux organisateurs des deux clubs, et à tous les participants, et à bientôt !  

Texte de Josiane.

Photos de François, Josiane, Yannick, Charles avec les liens suivants : Tres BarancosPico Cerler, Forau de Agualluts.







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