Carnet de route

Calanques, monts et merveilles

Le 23/05/2018 par Natacha Allayrangue

WE de Pentecôte, 3 merveilleux jours de liberté...mais que faire ?  Montserrat est sous les orages, comme tout le Nord de l'Espagne, comme nos Pyrénées françaises

Nous avons traversé le sud de la France pour trois jours de beau temps aux Calanques, départ Vendredi dés que possible,  nuit à Nîmes, et une plongée dés Samedi matin dans le dépaysement, mer bleue ciel bleu rochers blancs voiles blanches mouettes blanches soleil éblouissant pins et cigales, des fleurs partout...

Mais Marseille ne se laisse pas oublier, la Calanque de Sormiou, plan idéal pour une arrivée tardive, est interdite aux voitures après 8h et son accés est gardé par les "médiateurs urbains", traduire policiers municipaux, qui protègent les voitures des touristes, mais ne garantissent plus rien après 18h. Nous avons préféré changer nos plans pour un accés plus sûr et grimpé à l'Aiguille de Sugiton, que nous ne connaissions pas, le premier jour

Le deuxième jour les Calanques se sont montées sous l'angle difficile de la surpopulation en grimpeurs: nous sommes tombés au départ de la Traversée de la Commune derrière un autre groupe qui a connu un départ difficile dans la voie. Nous avons patiemment attendu ( 2h30 pour moins de deux longueurs ! ), certains d'entre nous se sont baignés, mais quand un des leurs a pris un vol magistral, l'ambiance s'est refroidie et seule la première de nos cordées,déjà engagée , a poursuivi. Retour à l'Aiguille de Sugiton pour l'autre partie du groupe.

Le troisième jour l'histoire a failli se répéter au Cap Canaille : 12 personnes avant nous dans les rappels du secteur Ouvreur de bouse. Nous avons pris la fuite pour aller à la découverte de la Voie du Belvédère, que nous ne connaissions pas. Et nous avons longuement cherché un départ en 3c dans les surplombs gréseux et les cristaux d'aragonite de la base chaotique de la falaise. Francis a  fait un essai sur le seul éperon qui ne soit pas déversant ... fausse piste.

Il fallait le deviner, que le départ de la voie était un boyau caché partant d'une grotte perchée, première longueur spéléo où les scellements sont invisibles dans le noir ! La suite  navigue pour éviter les surplombs, avant une dernière longueur dans des taffonis dignes de la Corse, puis un passage d'artif qui débouche sous le nez des touristes penchés sur le parapet du Belvédère.

Quelques gouttes de pluie ont accéléré le pliage des tentes, avant un retour vers la vie dite normale, un peu décalés...

 

 







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