Carnet de route

Tour des Arrabeys_depuis Estupas

Le 03/04/2021 par Marie Renée Lagarde

Ultime randonnée la veille de ce 3° confinement, avec un groupe de 3 filles (Véronique, Pauline, Marie Renée) mais quel groupe ! « Groupe de choc » dira Véronique.

            Nous voilà rendues au pont d’Estupas où les rares places de parking déjà occupées nous obligent à nous serrer sur le bord de la route. Inquiète par le passage de tracteurs qui pourraient effleurer ma voiture, Pauline avise un fermier qui spontanément nous propose de la garer dans son champ. Son hospitalité nous va droit au cœur.

            C’est dans le brouillard que nous entamons le chemin raide, anciennement empierré, qui mène au Courtaou de Pla. Autre chance, le soleil chasse les nuages. Et nous rencontrons en chemin une association campanoise qui nettoie les sentiers de randonnée. Ce seront les seules personnes croisées de toute la journée.

            Au Courtaou de Pla, Véronique et Pauline, de part leur activité professionnelle, échangent sur l’activité pastorale, importante autrefois au vu des nombreux leytès et granges en ruine, mais pas totalement éteinte aujourd’hui. Dans une grange nous découvrons un carnet de scout, des matelas rangés en hauteur sur des poutres. Dehors de longues branches et troncs propres et prêts à l’emploi sont alignés contre des murets de pierre.

            Après cette pause pastorale, la vue superbe sur la crête allant du Pène de Bédout au Pène Lise nous attire comme un aimant. C’est décidé, nous délaissons le sentier classique longeant sous le Pène Lise la lisière de la forêt des Arrabeys, et montons directement dans la pente raide en direction du col situé à l’Est du Pène de Bédout.

            Malheureusement le vent du Nord-Ouest apporte des nuages qui enveloppent la crête et descendent sur le versant sud. Ils ne nous quitteront plus de la journée. Nous n’hésitons pas à faire la crête dans ce brouillard épais en espérant qu’il se lève.

            Nous prenons plaisir sur ces lapiaz à sauter des tranchées, à marcher sur des restes de névés, à contourner des « gendarmes », … Pause repas au Pène de Bédout à l’abri du vent et dans un jardin de perce-neiges encore en bouton.

             Dans cette « purée de pois », le GPS s’avère notre meilleur ami, et nous dépassons le Pène Lise sans le voir. Hélas, près du Clot de Bilhé, la boussole du GPS perd le nord, la flèche se dirigeant successivement sur les 4 points cardinaux et cela sans que nous bougions de place : gros moment de doute quant à l’orientation dans cet espace chaotique de rochers, d’arbustes, de bois morts entravant le passage. Ces rochers renferment-ils du fer ? Véronique sort la carte papier pour faire le point, et le soleil faisant une trouée dans le brouillard confirme notre direction.

            Nous traversons sans peur une forêt mystérieuse d’arbres aux formes bizarres (voir photo), et retrouvons le Courtaou d’Ordincède dont on découvre les granges seulement en les frôlant.

            La descente sur le Pont de la Moulette se fait sans encombre sur un sentier bien marqué. Nous sortons enfin du brouillard peu avant d’y arriver. A la voiture nous attendaient le gâteau à la broche de Véronique et les œufs en chocolat.

            Ce fut une randonnée-découverte-orientation, pleine de suspense grâce à ces nuages denses qui rendent toutes formes fantomatiques, et la recherche d’itinéraire se fit en collaboration étroite.

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