Carnet de route
5 jours en skis de rando dans le Néouvielle
Le 07/03/2026 par Catherine VRECOURT
Compte rendu du raid « tour du Néouvielle » du 23 au 27 février 2026 :
Le lundi 23 février, nous sommes partis sous la conduite bienveillante et efficace de Philippe et
Mika depuis le parking de Tournaboup pour notre première étape vers le refuge de la Glère.
Pas fâchés de quitter la station de ski nous nous sommes enfoncés dans la vallée d’Aygues-Cluses
avant de bifurquer vers le lac artificiel d’Ets Coubous. La montée vers le lac est la première
difficulté : la neige est dure et il faut être vigilant car la pente est assez raide. Arrivés au lac, nous
avons serpenté dans le fond de vallée pour atteindre le premier col : la hourquette de
« Mounicot ». Vue magnifique sur la vallée et le Néouvielle.
L’équipe s’est alors scindée en deux sous-groupes : l’un rejoint le refuge de la Glère directement et
l’autre s’offre un petit supplément vers le Turon du Néouvielle en passant dans une petite brèche.
Compte tenu de l’heure il n’est pas raisonnable d’aller au sommet et nous rejoignons le refuge
alors que le soleil, toujours au rendez-vous commence à baisser.
Le refuge est ancien, l’accueil chaleureux et tous nous profitons avec plaisir d’une bonne soupe de
légumes et d’un bon repas. A 22H, la majorité du groupe est déjà sous la couette : le soleil, l’effort
et l’altitude ont raison de nous !
Le mardi matin, tout le monde ou presque est levé à 7h00 pour préparer les affaires et attaquer le
petit déjeuner à 7h30. Avec une discipline militaire mais naturelle, tout le monde est prêt à 8h30
pour un départ vers le refuge d’Orédon : longue étape par la brèche Chausenque avec ascension
du pic du Néouvielle 3091 m. La majorité du groupe arrivera au col en ski puis au sommet avec
crampons et piolets. Pour quelques-uns le dernier passage sur la crête n’est pas un exercice
habituel à cause de la pente et du vide. La longue descente se fait dans une belle neige. L’arrivée
au refuge d’Orédon est bienvenue. Le refuge est confortable, bien équipé et l’accueil excellent.
Après un bon repas copieux, les plus joueurs s’initient au jeu du « petit cochon », d’autres lisent
des magazines tandis que le reste du groupe est déjà parti fermer les paupières !
Déjà mercredi 25 févier ! L’heure du départ est fixée à 8h30 et chacun s’organise pour être
ponctuel. La météo est toujours excellente et la journée chargée : il faut rejoindre le refuge de
Campana en franchissant 3 cols. Arrivés au premier (col d’Aumar) le groupe se coupe
temporairement en deux : un petit groupe de 4 décide de profiter d’une jolie combe et rejoint un petit sommet pour descendre vers le lac avant de rejoindre le reste du groupe qui attaque l’étape du col de port Bielh au pied du Gouguet. Après réflexion lors d’un pique-nique au soleil,
l’ascension du Gourguet est abandonnée au profit d’une belle descente jusqu’au lac de port Bielh
dans une bonne neige fraîche. On remonte ensuite à la hourquette de Caderolles où la vue est
magnifique sur le col du Bastanet et le pic de Bastan. De nouveau le groupe se scinde en deux : les
premiers rejoignent le refuge de Campana tandis que l’autre groupe lorgne sur une belle « palle »
entre le Portaras et le pic de Prada. Bien exposée elle promet une belle descente. C’est
globalement le cas et le groupe reste vigilant en surveillant les corniches qui nous surplombent.
Enfin nous nous retrouvons au refuge de Campana : tout neuf, tout beau où l’accueil est aussi
agréable que les autres. Même plaisir d’un bon repas, de parties de cartes (le 6 qui prend !) ou de
repos pour les couche-tôt qui savent que demain encore il faudra bien profiter d’une journée qui
s’annonce encore belle et riche en aventures.
Journée du Jeudi, nous gardons les bonnes habitudes avec un départ vers 8h30. Une partie du
groupe menée par le gardien du refuge et Mika vont s’amuser sur un couloir en face nord, proche
du refuge pendant que le solide et réconfortant Philippe conduit le reste du groupe vers le refuge
d’Aygues-Cluses. Passage de la Hourquette Bracque sans encombre, belle descente en longeant les
lacquets de Port Bielh et remontée en pleine chaleur de la Hourquette Nère pour arriver vers 13h
au refuge. Accueil chaleureux et amical par les gardiennes du refuge et par des connaissances
Bagnéraises de Pol et Mika ; nous laissons quelques affaires et repartons vers des pentes
attirantes au pied du Pène Nère d’Estibère. Nous avons bien choisi les pentes qui en effet, sont un
régal de petite poudreuse pour du très bon ski ! quelques photos et films pour nos souvenirs...Nous passons notre dernière soirée en refuge, en partageant les bières et bonnes bouteilles de Rioja !
Vendredi 27 février sera la dernière journée avec au planning un ou deux sommets "au passage";
en rentrant au bercail. En effet, la météo est toujours avec nous, c'est donc possible à envisager.
Nous passons à droite, face Nord du Pic de Madamette avec une montée en piolet crampons pour le
final et pour certains une petite descente face Est. Quelle vue au sommet sur le Pic du Néouvielle
et tous les sommets alentours et réserve du Néouvielle...
Nous poursuivons dans la vallée d’Ets Coubouts (Lac Nère, Lac Blanc…), puis nous remontons le
petit col en dessous du Lurtet. Il ne faut pas traîner, la douceur ambiante fait fondre la neige et
botter certains. Le sommet du Pic de Lurtet est à 50 m, certains l'attaquent en suivant, pendant
que d'autres bullent au soleil (c'est bien aussi parfois !). Nous mangeons ensemble les dernières
victuailles pour avoir les forces pour notre dernière descente : ce bien joli couloir dans une bonne
neige que connaissent Philippe et Nicolas. Quel plaisir de faire du ski facile, même avec un gros sac
! Poursuite des pentes sur le mur Dets Coubouts pour retrouver la civilisation, le parking complet et
des skieurs partout.
Nous trouvons à Luz Saint Sauveur, le bar qui nous permettra de partager les dernières bières tous
ensemble ! Une très belle semaine de partage et de vraies expériences grâce à nos encadrants
attentifs, bienveillants et toujours de bonne humeur que nous remercions vivement !!!
Compte rendu de Nicolas, Thierry et Sophie.





